Quels liens entre hydratation et cancers ?
On sait que l’eau est essentielle au bon fonctionnement de toutes les cellules de notre corps. Mais comment l’hydratation intervient-elle dans la prévention de certains cancers ?
1. Hydratation et prévention du cancer colorectal
Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer en France. Saône-et-Loire, pourtant bien couverte par les programmes de dépistage, est une zone où la participation reste inférieure à la moyenne nationale (38,9 % contre 47 % en 2022, selon le CRCDC BFC). Or, des facteurs simples, comme une meilleure hydratation, contribuent à limiter certains risques associés.
- Effet sur le transit : Boire suffisamment favorise un transit intestinal régulier et évite la constipation chronique — facteur découvert comme « augmentant significativement le risque colorectal », notamment chez les seniors (revue Prescrire, 2022).
- Effet de dilution : Une bonne hydratation dilue les substances potentiellement cancérigènes présentes dans les intestins, réduisant leur contact avec la muqueuse digestive.
- Action indirecte sur le microbiote : L’hydratation soutient la vitalité du microbiote intestinal, dont les perturbations augmentent la sensibilité à certains toxiques alimentaires et cancérogènes (Inserm, 2023).
2. Hydratation et cancers des voies urinaires
Les cancers de la vessie et des voies urinaires sont favorisés par la concentration prolongée de substances toxiques dans l’urine. Selon l’Institut National du Cancer, une consommation de liquides supérieure à 1,5 litres par jour réduit le temps de contact des toxiques (issus par exemple du tabac ou de certains additifs alimentaires) avec la muqueuse urinaire.
- Dilution urinaire : Un apport hydrique suffisant stimule la production d’urine et dilue les agents potentiellement carcinogènes dans la vessie.
- Éviction mécanique : Uriner plus souvent, car on boit plus, aide à « nettoyer » l’appareil urinaire régulièrement.
Une étude internationale (Kantor et al., 2014, Journal of Epidemiology & Community Health) précise qu’augmenter sa consommation quotidienne de 500 ml d’eau réduirait le risque de cancer de la vessie de 7 à 10 % chez l’adulte.
3. Influence sur les autres localisations cancéreuses
Même si les données sont moins directes concernant d’autres cancers digestifs (œsophage, estomac), une hydratation correcte semble avoir un effet protecteur via la limitation des inflammations chroniques et la bonne évacuation des toxines métaboliques (Fédération Française de Cardiologie).
- Limite les infections urinaires chroniques, facteur de risque reconnu de cancer du rein.
- Favorise la digestion et la détoxification par le foie.